Arz lover

Le spectacle vivant et l’art plastique se combinent depuis toujours. Je tente de capturer sur la toile la fluidité et le mouvement des corps et des costumes qui s’expriment sur scène. Mes sculptures évoquent également le mouvement et la performance.

En créant des costumes ou en réalisant des oeuvres plastiques, ces activités trouvent des points de convergences et s’inspirent l’une de l’autre.”

Eve Le Trévédic – Le Corre
Costumière Habilleuse Scénographe Dessinatrice Majorette

BAC Art plastique et technique de la mode en poche, elle intègre la Rue Blanche à Paris, puis le Théâtre National de Bretagne lui ouvre ses portes, c’est le décollage.
Epouser les corps, imaginer les volumes, gainer, habiller, faire rayonner. Pour chaque rôle, dessiner le vêtement et le coudre, pour le théâtre, l’opéra, le cirque ou le film.

Quand Eve dessine, elle fait les mêmes gestes, appliquée. Elle se laisse aller à voguer, portée par la pointe du crayon respirant sur le support. Elle sillonne les montagnes, la mer, caresse les contours d’animaux imaginaires, médite, se concentre, s’évade et repousse les frontières. A travers son graphisme, elle se laisse transporter vers tous les ailleurs et nous invite à arpenter ses chemins pour trouver ce que nous cherchons.

Cette fluidité ne doit pas occulter le travail sur les traces et les blessures : « Pendant le chemin de ma vie j’ai regardé sans fixer le volume des corps, toutes ces formes restent comme suspendus dans l’éther comme des empreintes invisibles, sorte de persistance rétinienne, comme l’air et l’eau laissent des traces.
Regarder le corps humain ou animal fait parti de mon quotidien. Je suis attirée par toutes ces peaux, toutes ces mutations physiques et psychiques, ces transformations qu’orchestrent la vie.
Les cicatrices sont des marques qui montrent notre parcours, nos blessures nous regardent, je les regarde, elles m’attirent, je les trouve belles. Le passé s’inscrit en nous et sur nous sans que nous ayons conscience.
Ce qui m’intéresse c’est ce qui se voit mais qui ne s’explique plus.
»

Le point d’orgue de cette exposition est le tableau « Pas d’ibis » 200/165 : Le charpentier-menuisier Cédric Wicht a construits un châssis. La tapissière Isabelle Le Bihan a fixé la toile sur le châssis. L’architecte, designer-Céramiste Solen Olivier m’a ouvert son atelier.

« J’ai peint ce tableau à l’ile d’Arz cette hiver et ce printemps. C’est la discorde sur la vasière dans le Golf du Morbihan suite a une prolifération de la population des ibis Sacrés, leur beauté n’est pas sacré, leurs traces disparaissent.« 

« Pendant le chemin de ma vie j’ai regardé sans fixer le volume des corps, toutes ces formes restent comme suspendus dans l’éther comme des empreintes invisibles, sorte de persistance rétinienne, comme l’air et l’eau laissent des traces.« 

Eve le Trevidic – Le Corre